
Dans le livre des Rois, une phrase revient avec une étonnante insistance : « les hauts lieux n’étaient pas ôtés ». Israël revenait à Dieu, des rois rétablissaient le culte de l’Éternel, et pourtant ces lieux demeuraient.
Pourquoi cette précision revient-elle si souvent dans les Écritures ? Et surtout, qu’a-t-elle encore à nous dire aujourd’hui ?
Les Hauts Lieux du Culte Moderne pose un regard sans complaisance sur nos manières de louer et d’adorer Dieu. Musiques, rythmes, danses, gestes, sonorités : au fil du temps, l’Église a intégré dans son culte des expressions parfois directement issues de pratiques consacrées à d’autres divinités, sans toujours s’interroger sur leur origine ni sur ce qu’elles exprimaient avant d’entrer dans nos assemblées.
En remontant des hauts lieux d’Israël jusqu’aux pratiques du culte contemporain, Serge Hapita conduit une enquête biblique qui oblige à regarder autrement ce que nous appelons aujourd’hui louange et adoration à Dieu.
Une question traverse alors tout le livre et finit par devenir impossible à éviter : Dieu est-il seulement le destinataire de notre adoration, ou doit-il également en être la source ?
Car si la Bible parle de sacrifices de louange, ce que nous offrons à Dieu ne peut pas être défini uniquement par celui à qui nous l’adressons.
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